Episode 13 - On arrive. Parfois.


Je vous écris de chez moi

Vous vous apprêtez à lire le 13ème épisode de mon feuilleton sur les coulisses émotionnelles de mon projet de rénovation.

Des extraits bruts, sans filtre, écrits à chaud, dans le tourbillon de cette transformation intérieure qui s’incarne peu à peu dans les murs de mon appartement.

Si vous avez manqué les épisodes précédents, vous pouvez les retrouver juste ici !

Et si ce type de contenus ne vous parle pas, vous pouvez vous désinscrire uniquement de cette série (et continuer à recevoir mes actualités ponctuelles) en cliquant ici !

Bonne lecture !

Je vous écris de chez moi.

Cette phrase en apparence anodine est loin de l’être. Ma dernière newsletter date du 19 Décembre.

Deux mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles.

Et pour cause.

Voilà maintenant 15 jours à peine que j’ai réintégré mon appartement. Et il m’a fallu du temps pour atterrir.

Me remettre des deux derniers mois qui ont été particulièrement éprouvants.

Je sais que l’idée de ce journal d’une transformation intérieure était de vous partager mes pensées au fur et à mesure du projet, mais je dois admettre que quand on traverse une tempête, la priorité n’est pas de l’écrire, mais bien juste de la traverser. Et survivre.

Survivre. Le mot paraît un peu fort écrit. Pourtant, pour mon système nerveux malmené, c’était bien ça. Une question de survie.

Un jour après l’autre, un problème à la fois.

Parce qu’un chantier qui ne se déroule pas comme prévu, c’est une épreuve pour les nerfs. Et ça a des impacts sur notre bien-être, notre sérénité, notre sommeil, notre appétit, notre humeur, nos relations… bref, ça secoue tout !

Depuis 15 jours que je suis dans l’appartement, ma priorité numéro une a donc été simplement celle-là : prendre soin de moi. Récupérer.

Si j’ai certes vidé mes cartons rapidement (studio oblige si on veut pouvoir circuler), il reste pas mal de choses à ranger/trier/ajuster. Encore plusieurs points sont en attente de reprises par l’entreprise. Dans le jargon, on appelle ça des réserves.

Ce qui fait que j’ai eu un peu de mal à réaliser au début. Je n’ai pas sauté de joie au plafond en me disant : ça y est, c’est fini ! Non, la réalité était bien différente du fantasme, et m’a laissé un peu sur la réserve (sans vouloir jouer sur les mots😉).

Le déménagement a eu raison de mes dernières forces et 5 jours après l’emménagement, j’étais malade, signe que mon corps réclamait un temps mort, un peu de repos.

Alors nous voilà, 10 jours plus tard, et je commence à peine à réaliser.

Je commence à retrouver mes routines dans ce lieu si cher à mon cœur que je ré-apprivoise petit à petit.

Parce que oui, après un tel chantier, il faut se ré-apprivoiser. Lui comme moi ne sommes plus tout à fait les mêmes que quand on s’est quitté en juillet dernier.

Tout est neuf, tout est beau, mais il y a les choses qu’on n’avait pas forcément anticipé (mise à part les fameuses réserves en attente de traitement par l’entreprise).

C’est le rêve à l’épreuve de la réalité.

Toujours est-il que ces dernières semaines ont été riches d’apprentissages, alors voici les principales leçons que j’en ai tiré :

En chantier, comme en amour, on ne communique jamais trop

Ce qui est évident pour soi ne l’est pas forcément pour l’autre. Ce que l’on croit implicite mérite souvent d’être explicité. Dire les choses, même celles qui nous semblent “aller de soi”, évite bien des interprétations et des malentendus. Alors oui, on oublie parfois de préciser… mais formuler nos évidences, c’est déjà prendre soin de la relation.

Nous sommes des êtres câblés pour voir ce qui ne va pas

On dit qu’il faut en moyenne trois compliments pour contrebalancer une critique. Sur un chantier, l’équilibre est vite rompu. Même si plusieurs points avancent correctement, il suffit de deux sujets en suspens pour avoir l’impression que rien ne va. Ce biais de négativité est utile pour maintenir un niveau d’exigence, mais mal apprivoisé, il peut vite nous tirer vers le bas. Apprendre à voir aussi ce qui fonctionne devient alors un véritable exercice pour garder confiance !

Ne sous-estimons pas l'impact d'une vie en suspens

Ne pas savoir quand un projet va se terminer est une épreuve pour le système nerveux. On ne sait plus à quoi se raccrocher quand l’échéance recule sans cesse. On s’organise, on planifie, et puis hop, on doit tout changer, adapter, décaler, annuler… Si bien qu’à force, on n’ose plus se projeter. On vit au jour le jour, faute de pouvoir construire une perspective. Oui, le moment présent est précieux. Mais nous sommes aussi des êtres qui avancent grâce à la projection. Sans horizon, le moral vacille.

Acceptons que parfois, on ne savoure pas le chemin

Vous l’aurez compris avec les leçons précédentes, parfois, ce qu’on traverse, c’est un moment difficile, et c’est tout. On en tirera sûrement des leçons plus tard (comme ce que je suis en train de faire), mais sur le moment, c’est dur. C’est douloureux. C’est épuisant. Et parfois, il faut simplement savoir le reconnaître pour pouvoir prendre soin de soi. Et non ce n’est pas un échec. N’ajoutons pas de la culpabilité au mal-être en se flagellant de ne pas être capable de savourer le chemin autant que la destination.

Ayons à cœur de célébrer les arrivées

Il y a cette phrase du développement personnel qui dit « On n’est jamais arrivé, toujours en chemin ». Mais donnons-lui une nouvelle perspective ! Bien-sûr que si parfois on arrive ! Et heureusement ! Quand un projet aboutit, après un chemin laborieux, il est sain de reconnaître l’arrivée ! Certes, on se remettra en chemin : à l’échelle de la vie, on n’est peut-être jamais arrivé, mais pour une fois, concentrons-nous sur une étape à la fois. Et si le chemin était aussi ponctué d’une multitude d’arrivées ? D’une multitude d’étapes intermédiaires pour nous permettre de respirer ? Reprendre notre souffle avant de se remettre en route. Alors n’oublions pas de célébrer ces arrivées, et profitons-en pour reprendre des forces.

C’est en tous cas ce que j’essaye de faire pour le moment.

Reprendre mon élan.

Il y a encore plein d’apprentissages que j’aimerai vous partager sur ce chantier, des leçons plus personnelles, car une chose est sûre, un chantier est un formidable terrain d’apprentissage sur soi. Mais cela fera l’objet d’une autre newsletter car celle-là est déjà assez longue ainsi.

Je sais que vous attendez avec impatience les photos de l’avant-après, mais j’ai besoin de prendre un peu de temps avant de faire un shooting photo digne de ce nom. Je vous laisse donc avec quelques points de vue qui préservent encore un peu le mystère.

Et vous ?

Quels sont les chantiers (au sens propre ou figuré) que vous vivez actuellement ? Prenez-vous le temps de savourer les arrivées quand vous finalisez une étape ?

Si vous avez besoin d'un espace sécure pour en parler, vous pouvez toujours réserver un appel offert juste ici. Je serai ravie de vous aider à porter un autre regard sur ce que vous traversez.

👉 En attendant, la suite (et fin ?) au prochain épisode…

À bientôt,

Delphine


✨ Envie d'être soutenu dans un chantier de vie que vous traversez actuellement ?

Prenez rendez-vous pour une séance de coaching offerte afin que je vous prête mes lunettes d'architecte de réalisation personnelle pour porter un nouveau regard sur votre problématique.

Une heure offerte pour vous apporter des clés pour initier le changement, que ce soit matériellement ou psychologiquement !

👉 Profitez-en ! [Réservez votre coaching offert ici]


Copyright © 2026 Studio Delphine Guiblain, Tous droits réservés.
Photographies par Delphine Guiblain

Vous pouvez m'écrire à l'adresse:
contact@delphineguiblain.com

Si vous ne voulez plus recevoir ces e-mails, vous pouvez mettre à jour vos préférences ou vous désinscrire ici !

Studio Delphine Guiblain

Read more from Studio Delphine Guiblain

Chers explorateurs intérieurs, Je vous écris portée par l’énergie du Printemps qui nous offre de belles journées ensoleillées à Paris ces derniers temps. Depuis mon retour dans mon appartement, c’est comme si je reprenais enfin racines, que je retrouvais peu à peu mon ancrage et que je sentais enfin la sève remonter dans mes veines, l’élan revenir. Cet élan, après des mois de doutes, de questionnement (la traversée du désert), il me ramène à l’essentiel. À ce que je fais vraiment. J'arrête...

Mes voeux pour 2026 & la puissance de la contemplation

Chers explorateurs intérieurs, En ce 30 Janvier, il est surement un peu tard pour vous envoyer mes vœux… mais certains disent que l'année de cheval de feu ne commence véritablement qu'en Février alors quelque part entre le calendrier chinois et celui occidental, je viens à vous, à mon rythme. Je vous écris depuis un lieu cher à mon cœur, St Malo, ses remparts, sa plage immense, le bleu de l'océan et le blanc de l'écume des vagues... Depuis quelques années, c'est devenu un rituel. Comme un...

Episode 12 - Qui suis-je quand ça ne se passe pas comme prévu ?

Dans le chaos, faire face à ses obsessions Vous vous apprêtez à lire le 12ème épisode de mon feuilleton sur les coulisses émotionnelles de mon projet de rénovation. Des extraits bruts, sans filtre, écrits à chaud, dans le tourbillon de cette transformation intérieure qui s’incarne peu à peu dans les murs de mon appartement. Si vous avez manqué les épisodes précédents, vous pouvez les retrouver juste ici ! Et si ce type de contenus ne vous parle pas, vous pouvez vous désinscrire uniquement de...